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Une vraie entreprise au sein des murs de l'école secondaire Jean-Nicolet

«Les feux follets» proposeront du bois d'allumage

Annabelle Laberge par Annabelle Laberge
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Article mis en ligne le 29 juin 2008 à 9:18
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Une vraie entreprise au sein des murs de l'école secondaire Jean-Nicolet
Autour de la scie, les enseignants Caroline Vallée, Stephane Abran et Diane Juteau, en compagnie du directeur de l'école, Frédéric Pruvost et du propriétaire de Concept Inferno, Mario Ferland. À l'avant, l'étudiante Jackie Watso qui montre le sac de bois d'allumage produit par «Les feux follets».Photo Le Courrier Sud
Une vraie entreprise au sein des murs de l'école secondaire Jean-Nicolet
«Les feux follets» proposeront du bois d'allumage
Une quinzaine d'élèves de l'école secondaire Jean-Nicolet ont l'occasion depuis un an de prendre de l'expérience dans un milieu tout particulier: une vraie entreprise située au sein même des murs de l'école.
Les jeunes en question font partie du groupe de «formation préparatoire au travail», qui accueille les jeunes de 15 à 18 ans qui ont de grandes difficultés académiques. «Plutôt que de se battre avec eux pour qu'ils réussissent leurs maths, on les forme pour qu'ils puissent bien se débrouiller dans la vie, trouver un emploi et équilibrer leur budget», illustre Stéphane Abran, enseignant.

Les étudiants effectuent donc des stages dans diverses entreprises afin d'apprendre comment fonctionne le monde du travail et de trouver leurs centres d'intérêt. C'est dans l'une des entreprises qui accueillent ces stagiaires, Concept Inferno à Baie-du-Febvre, que l'idée est née de développer un partenariat plus poussé.

«On accueillait des stagiaires depuis 2003, et on s'est dit qu'on pourrait faire plus. Les jeunes qui nous arrivaient avaient souvent beaucoup à apprendre et devaient faire beaucoup d'efforts pour s'intégrer au rythme de la production. C'est comme ça que l'idée d'un plateau de travail dans l'école est née. Ça permet aux jeunes d'être mieux encadrés pour faire leurs apprentissages et de prendre plus de temps pour s'adapter», raconte Mario Ferland, propriétaire de Concept Inferno, une entreprise qui fabrique des bûches écologiques.

Un projet-pilote a donc été mis sur pied au printemps 2007 grâce à des investissements de l'entreprise et de l'école, qui a consenti 10 000$ aux immobilisations, aménagements sécuritaires, et équipements de travail nécessaires. Les jeunes ont lancé leur propre entreprise, baptisée «Les feux follets», et font du bois d'allumage qu'ils ensachent. «On voulait savoir si c'était viable et si la formule était bonne», souligne M. Ferland, dont l'entreprise fournit la matière première.

Dès l'automne, Concept Inferno se chargera de la distribution du produit en magasin et de la régularité de l'approvisionnement. La classe-usine fera pour sa part un pas de plus cet automne en simulant de vraies journées en usine. «En temps normal, les élèves font une à deux heures par jour dans l'entreprise, mais cet automne on va faire de temps à autre une journée complète d'usine, en intégrant même un «punch» et un magasinier. L'objectif, c'est de leur faire vivre comment ça se passe dans la vie, une journée qui commence le matin, finit le soir, avec seulement deux pauses de 15 minutes et 30 minutes pour diner», détaille Caroline Vallée, enseignante.

Les sacs de bois d'allumage «Les feux follets» se retrouveront pour leur part en tablettes dès l'automne. Une partie des profits sera utilisée par l'école pour améliorer les installations et le reste sera remis à des œuvres de charité de la région.

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